Très progressivement, Google précise sa position en matière de ciblage comportemental des publicités.
Le 23/09/09 sur Challenges.fr,
lorsque nous avons interrogé M. Fleischer, Responsable de la protection des données personnelles chez Google,
au sujet du traitement que réserve son entreprise aux informations stockées concernant les surfs des internautes, sa réponse
a été : "Les données collectées le sont pour des objectifs statistiques et algorithmiques... Cela est dans l'intérêt de chaque utilisateur d'avoir un
service efficace, mais il ne s'agit pas de créer un profilage individuel."
Google est pourtant un peu plus clair sur la page qu'il affiche en suivant le lien figurant de plus en plus souvent en bas à droite
des publicités diffusées
sur les sites des partenaires Adsense. Certes, le lien est discret. Certes, il faut le suivre pour arriver sur l'écran d'information,
qui est lui-même structuré sous la forme d'une auto-promotion des services de Google mobilisant plus de 4/5 de l'espace
disponible, et ne présentant aucune utilité pour la plupart des internautes. Mais l'information essentielle est là, même si sa formulation reste alambiquée :
"Les annonces que
nous diffusons ont parfois un rapport direct avec le thème de la page en cours de consultation. Elles peuvent également avoir pour objectif de refléter les centres
d'intérêt de l'internaute, déterminés en fonction du contenu des pages des sites Web participants auxquels il a accédé précédemment."
Cette démarche répond à la préoccupation croissante des autorités de voir les opérateurs de la
publicité éclaircir leurs méthodes vis-à-vis des internautes pour ce qui concerne la question de la vie privée. Le 27/01/10,
le New York Times faisait écho des réflexions américaines sur ce point.
Un groupe de travail a donc proposé, à l'état de projet, une signalétique sans équivoque assortie de
la mention "Interest based ads" portée en bleu directement sur l'annonce (voir ci-dessous).
Ainsi, en visualisant la publicité,
chaque utilisateur pourrait immédiatement comprendre que son affichage résulte de l'analyse de son historique individuel de navigation sur Internet, et que la page
sur laquelle il se trouve y concourt. Voilà qui, sans aucun doute, ne manquerait pas de conduire beaucoup d'utilisateurs à une sérieuse prise de conscience.
Tout cela montre qu'il existe au moins trois façons d'aborder le ciblage comportemental dans le monde. La première,
celle de M. Fleischer, qui consiste à ne pas en parler lorsqu'il est interrogé sur la question. La seconde, celle de Google,
qui reconnaît que la technique est en place sur ses services, mais s'attache à ne pas trop le faire savoir.
La troisième, sans aucun doute la plus transparente, qui nécessitera peut-être de s'appuyer sur un cadre lisible et maîtrisable du traitement des données personnelles, pour
ne pas entamer la confiance des internautes.
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Image et contre-image de Google
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Résultats de Google en 2009
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