Dans son rapport en date du 26/10/11 déposé auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission),
Google expose l'état de ses comptes à l'issue du 3ème trimestre de l'année 2011.
Pour renseigner les
investisseurs et les tiers, Google est tenu d'établir
un exposé des risques pesant sur l'évolution de son entreprise.
Au travers de ce dernier document officiel, parmi un ensemble de contingences liées aux pratiques de
l'entreprise américaine, Google s'exprime
sur les actions antitrust
menées par la FTC (Federal Trade Commission) aux Etats-Unis et par la Commission européenne. En page 20 du
rapport,
on peut donc se faire une petite idée des plaintes portées au dossier en Europe. Il y aurait sur le vieux continent 10 plaignants que Google présente dans l'ordre suivant :
- Ciao,
- Ejustice (à l'origine de 2 plaintes),
- Foundem,
- VfT, ou plus explicitement Verband freier Telefonbuchverleger,
- Microsoft,
- Elfvoetbal,
- Hot-maps avec un tiret, et non pas "hotmaps" comme Google l'écrit,
- Interactive Lab sans "s", et non pas "Interactive Labs" comme Google l'écrit,
- Nntp.it, et non pas "nnpt.it" comme Google l'écrit,
- Dealdujour.pro, c'est-à-dire la société Deal du Jour.
Nous avons avisé la SEC du nom correct de notre structure, en regrettant que cette petite succession d'approximations
réduise la faculté des observateurs à se forger une opinion complète du sujet.
En dehors des 3 premières entités citées, la Commission européenne n'a pas officiellement rendu public pour le moment l'identité exacte des plaignants.
Une fuite, dont Reuters s'est fait l'écho début août dernier,
indiquait que l'affaire
était alors jugée
trop sensible pour cela. Les actions engagées ont des motifs très différents : contrairement à ce qui est le plus souvent
rapporté, toutes les plaintes ne se concentrent pas sur la seule
problématique du déclassement de certains sites dans les résultats naturels du célèbre moteur de recherche.
Google fait l'objet d'une attention de plus en plus soutenue de la part des régulateurs internationaux. Au cours de l'audition à laquelle Eric Schmidt
a participé le 21/09/11 devant la Commission du Sénat américain en charge des affaires antitrust, l'ex-PDG
déclarait sous serment suite à une question posée par le Sénateur Kohl, "ne pas être sûr que Google soit une société comme les autres cherchant à maximiser ses propres
profits".
Poursuivant cette conversation par écrit dans un document rendu public en début de mois,
le sympathique Sénateur Kohl s'inquiétait auprès d'Eric Schmidt de ne pouvoir trouver
dans les rapports de la SEC les mentions susceptibles de retranscrire le périmètre précis de
cette disposition particulière, et de nature à évidemment intéresser les actionnaires.
"Compte" ou "conte" ?
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Notre plainte en Europe
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