Avant la diffusion de notre précédent billet (Yahoo fausse les enchères sur ses liens sponsorisés),
nous avions vérifié auprès de Cade Metz, journaliste au Register, la validité de l'information.
Dans les jours qui ont suivi, nous avons cherché à obtenir auprès de Preston McAfee une seconde confirmation, pensant que nous pourrions ne jamais la recevoir,
mais considérant aussi qu'une perspective existait à ce que Yahoo soit décidé à en parler.
Et, après quelques échanges, nous avons reçu, directement de la part de Yahoo (Service de la communication, Yahoo Inc., Californie), une confirmation écrite de l'utilisation effective du squashing
tel qu'il est exposé dans l'article.
Preston McAfee n'a donc pas dérapé, ses mots étaient pesés.
Le topo aura sans doute éveillé la curiosité de certains,
sur l'opacité d'un service omettant de formuler, dans sa documentation, un
élément capable de moduler le prix et donc aussi l'usage de la prestation proposée auprès de chacun de ses clients.
Yahoo a beaucoup à perdre en s'exprimant publiquement sur le sujet. Pourtant, il le fait. Ainsi, Yahoo place le système au bord de l'abîme, au moment de son rapprochement
avec Microsoft, et c'est bien sûr Google
qui est en ligne de mire.
Comment imaginer que le challenger puisse voir un intérêt à porter l'opprobre sur l'une de ses activités, si le leader
incontesté du marché
ne pouvait pas être soupçonné d'adopter des pratiques équivalentes ?
Un parfum de scandale plane au coeur du business model des géants du net.
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Cette drôle de taxe Google
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Le squashing selon Yahoo
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