Google Spleen

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 Mieux comprendre Google



"Nous ne saurions trop vous recommander la lecture du Google Spleen."
L'Informaticien, Enquête spéciale sur Google, Stéphane Larcher, janvier 2010.

 Gratuit, mais coûteux  
Le Google Spleen démontre pourquoi et comment Google répartit les internautes vers des bribes d'informations distinctes dotées de niveaux de pertinence inégaux (tracking de surfs, profiling, vie privée...). Ces dispositions, aussi déterminantes que dissimulées, ont des conséquences coûteuses pour chacun. Sans même le soupçonner un instant, ne payons-nous pas cash la gratuité de l’offre Google ?

SYNTHESE DU GOOGLE SPLEEN

Méthode. Le Google Spleen s’appuie sur :
- les modalités de fonctionnement et clauses contractuelles écrites par Google,
- des observations telles que chacun peut les reproduire sur Internet.

 1) Pertinence relative et individualisée  
> Les résultats et les publicités présentés par Google sont différents selon les internautes : ce qui s’affiche sur votre écran peut avoir peu de points communs avec ce qu’un autre utilisateur, extérieur à votre cercle de relations, et consultant pourtant la même page, visualise à partir de son poste.
> La pertinence réelle, unique et universelle, si incrustée dans l’image de Google, ça n’est pas ce que le système met en place.

 2) Adwords : règles opaques pour les annonceurs  
> Adwords, la régie publicitaire, est à l’origine de la presque totalité du chiffre d'affaires de Google. Tous les autres produits ou services mis en œuvre par Google sont financés par les ressources en provenance d’Adwords.
> Règles opaques. Adwords est fondé sur la promesse d’un système d’enchère, qui s’avère caduc à l’analyse. Gestion discriminante et masquée des annonceurs, pour organiser à tout prix la répartition des prospects issus de l’audience de Google entre toutes les publicités disponibles, y compris celles développant des performances médiocres, c'est-à-dire les moins utiles pour les internautes. Tarifs différentiels. Pratiques anti-concurrentielles.

 3) Adsense : pas de contrôle pour les éditeurs  
> Principal réseau d’éditeurs de sites Internet ouverts à la publicité au monde.
> Absence totale de contrôle des éditeurs sur le montant des reversions Google, et sur le fait que Google s’emploie effectivement à maximiser la valeur de leurs inventaires publicitaires, en privilégiant l’affichage des annonceurs prêts à investir les plus forts budgets sur leurs pages.

 4) Stratégie de Google  
> Satisfaire un maximum d’internautes, annonceurs et éditeurs pour qu’ils se fidélisent à la marque, tout en contribuant à allonger de façon imperceptible la durée des surfs pour multiplier les clics publicitaires. Car pour Google, la pertinence extrême ne paye pas : Google dispose du matériel statistique pour repérer les liens les plus utiles (Taux de Rupture de Surf), et c’est précisément en les écartant que Google peut développer ses profits. Pertinence Canada Dry.
> Gestion d’image : gratuité, promesse de pertinence, sympathie et confiance, initiatives multiformes pour éliminer toute réflexion de fond sur le système.

 5) Régulation de l’information : modélisation des rendements publicitaires  
> Par la sélection des liens présentés sur l'écran de chaque utilisateur, Google dispatche ses flux d'audience entre les sites. Ainsi, il devient possible de contenter, au moins a minima, le plus large spectre d’annonceurs et d’éditeurs dans chaque spécialité, quelle que soit la qualité des réalisations.
> Les propositions les plus compétitives sont pénalisées à l'affichage, car elles concentreraient toutes les faveurs des internautes si elles étaient présentées et empêcheraient donc les intervenants peu attractifs de se fidéliser au système. Coût direct pour les internautes orientés vers des offres de seconde zone.
> La rémunération de la compétitivité ne dépend plus du choix des marchés, tel qu'il pourrait s'exprimer dans un cadre transparent, mais plutôt des situations d'informations que Google décide d'entretenir. Economie planifiée.

 6) Vie privée  
> Plus Google sera en capacité d’étendre sa connaissance du profil de chacun, plus il lui sera permis d'agir dans un cadre lisible, en mettant en place les ciblages les plus fins, pour guider chaque internaute considéré un à un, vers une information destinée à optimiser la rentabilité attendue à Mountain View.
> Google a défini un cadre juridique qui l’autorise à développer d’énormes moyens d’investigation en la matière : Google Search et plus largement tous les services édités par Google (Gmail, YouTube…), Google Adsense (par l’affichage des publicités sur les sites des éditeurs), Google Analytics…

 Le marketing du non-dit  
C’est en replaçant l’offre Google dans son contexte global de fonctionnement (pertinence / neutralité, concurrence / publicité, vie privée) que l'on mesure ses implications. Sous couvert de "pertinence", Google s'emploie à monétiser dans les meilleures conditions le pouvoir marchand de ses utilisateurs par la publicité, au risque que leurs intérêts s'y trouvent en définitive desservis.

Pour en savoir plus, lisez le Google Spleen.

[ Satisfait ou Remboursé ]



AVIS DE LECTEURS   Plus d'avis

"Bien que professionnel du Web, je n'avais jamais réalisé (naïvement peut-être) que les annonces Adwords pouvaient être affichées en fonction de l'analyse comportementale de chaque internaute, et, rien qu'en cela, l'achat de votre livre est pour moi rentabilisé."
Pierre Delaplace, Gérant de ID33.

"Je recommande vivement la lecture du Google Spleen."
Charles Tiné, PDG/Fondateur du Mailclub.




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Google Spleen Couverture

Auteur : Renaud Chareyre
Editeur : Interactive Lab - 09/2009
Format : Essai 14,8 x 21 - 144 pages
ISBN : 978-2-7466-1310-2
Vendu principalement sur ce site


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